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Publié le par Mademoiselle M

J’aimerai pouvoir remonter le temps, ne pas refaire les mêmes erreurs. Mais je sais à quel point c’est espoir est illusoire. Je dois juste apprendre à vivre avec ma culpabilité et cette douleur qui ne s’effaceront jamais. J’apprends doucement à vivre avec ton départ. A vivre avec le fait que tu ne me reviendras jamais, que je ne pourrais plus être dans tes bras et sentir ta main dans mes cheveux, t’entendre me dire que « tout ira bien, tu verras ». J’espère me marier un jour, ce sera si dur sans toi je le sais déjà. Je sais que ce jour là tu seras tout près de moi, si présente et si absente à la fois. Tu seras dans mon cœur, en ce jour teinté d’amour et d’un peu de peine aussi. J’ai déjà tant de mal sans toi. J’apprends à construire ma vie, même si tu n’es plus là pour guider mes pas, m’aider dans mes choix. Et peut être qu’un jour, je serais enceinte, peut-être même d’une petite fille qui sait ? Une petite brune aux cheveux bouclés et aux yeux clairs, aussi douce et calme que toi. Aussi belle que toi. Mais tu ne seras pas là pour me raconter comment c’était pour toi de m’atteindre pendant ces neuf mois. Tu ne me diras pas comme il faut lutter pour être heureux ici, et que ce qui compte le plus au fond ce sont tous les petits moments de bonheur accumulés. Et tu as été aimé Maman, tellement, par tant de gens. Même ceux que tu connaissais peu. Tu sais en ce triste jour, il y avait beaucoup de monde quand même. Toi si discrète pourtant, même ceux que tu ne faisais que croiser étaient là pour te dire aurevoir. Je ne crois pas que tu en ai eu conscience, de l’importance que tu avais pour certaines personnes. Et je ne pense pas t’avoir suffisamment montré à quel point tu étais toute ma vie. J’étais ton petit rayon de soleil mais toi tu étais mon ciel, mon univers. J’apprends à me construire sans toi, même si c’est dur. Même si je dois me battre contre moi, pour toi. Pour vivre. Pendant cinq ans, je n’ai fait que survivre. Maintenant je réapprends à vivre. Tu es là, tout au fond de moi et tu me donnes de la force même si ton départ. J’avance. Mais je ne t’oublie pas, je sais que tu es là. Dans mon regard, dans mon sourire, dans certaines intonations de ma voix parfois. Et surtout dans cette façon que j’ai d’aimer les gens, de vouloir les aider. Je me rends compte que je ne t’ai pas connu, vraiment je veux dire. Il y a tellement de questions que j’aurais voulu pouvoir te poser. Pourquoi es-tu partie si tôt de la maison, pourquoi Lui, et tellement d’autres choses encore. J’apprends à te connaitre, Papa m’y aide un peu, tes écrits aussi. J’essaye de me rapprocher de toi par tous les moyens. Oh oui, comme j’aimerais pouvoir remonter le temps …

Publié dans De coeur à coeur

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N.L 09/09/2011 11:22



Malheureusement, oui.



N.L 09/09/2011 00:17



Le temps passe si vite, je me souviens d'un moment si précis, la concernant...


J'aurais bien aimé la connaître, sincèrement, bien sûr pour cela il aurait déjà fallu que je puisse te voir, toi...


Toi, dont j'aurais également aimé connaître cette affection que tu dis tenir d'elle.


Avec le temps va, tout s'en va, disait M. Ferré...



Mademoiselle M 09/09/2011 00:46



Apparemment tout ne s'en va pas tout à fait, n'est-ce pas ?